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Nous souhaitons poser les bases d’une psychothérapie existentielle du lien ou Gestalt-thérapie du lien : lien du client avec le thérapeute, liens actuels avec son environnement social et affectif, liens précoces avec les figures de son histoire. 

Une psychothérapie de la relation

L’écoute des événements actuels ou passés de la vie de la personne et l’attention portée à son vécu dans la rencontre psychohérapeutique permettent de découvrir, petit à petit, ce qu’elle met en œuvre à son insu dans sa vie. La prise de conscience progressive de ces phénomènes habituels et quotidiens mais produits inconsciemment permet de s’en dégager et modifie en profondeur l’existence et la façon d’être en relation.

Le gestalt-thérapeute est à l’écoute de la personne au niveau verbal et intellectuel mais aussi dans son vécu émotionnel et corporel (difficultés, interrogations, joies, réflexions, colères, peines, doutes, sensations corporelles, douleurs, rêves, projets, souvenirs, etc.).
Sa thérapie personnelle approfondie, sa formation professionnelle spécifique et sa supervision régulière lui permettent de s’impliquer dans un dialogue et une relation vivante dans le respect de la personne qu’il accompagne et de son rythme.

La méthode a été établie en 1951 sur les bases de la phénoménologie, de la Gestalt-théorie, de la psychanalyse et des approches corporelles et existentielles. Depuis, elle est continuellement remise au travail par une communauté très vivante de psychothérapeutes et de chercheurs.

Les « psys »

Le « champ psy » comporte quatre catégories de praticiens.

La formation de base des psychiatres et des psychologues s’appuie sur la distinction entre normal et pathologique.

Ces praticiens emploient des moyens techniques ou chimiques (réservés aux psychiatres) pour faire disparaître les symptômes ayant conduit au diagnostic de la « maladie ».

Leur pratique se fonde sur l’enseignement universitaire d’une psychopathologie, de différents modèles de la psyché, de différentes techniques et sur une expérience « au chevet du malade ».

Certains psychiatres ou psychologues peuvent avoir suivi par ailleurs une psychothérapie ou une psychanalyse personnelle et avoir reçu une formation complémentaire dans un courant de psychothérapie ou de psychanalyse.

.Les psychothérapeutes et les psychanalystes prennent en compte des personnes en demande de psychothérapie ou de psychanalyse, indépendamment de la nature de leur demande : sortir de la souffrance, difficultés et limitations diverses, croissance ou connaissance de soi.

Ces praticiens s’appuient sur la relation patient-praticien pour amener le patient à devenir plus conscient des déterminations inconscientes qui orientent sa vie. Ces prises de conscience transforment l’existence du patient et produisent un savoir spécifique. Leur pratique s’enracine dans l’expérience personnelle d’une psychothérapie ou d’une psychanalyse. Cette expérience fondatrice est complétée par une formation dans un courant de psychothérapie ou de psychanalyse.

Certains psychothérapeutes ou psychanalystes peuvent être par ailleurs psychiatres ou psychologues.

Les psychiatres

Le psychiatre est un médecin ayant effectué une spécialisation en psychiatrie comportant notamment des stages dans des structures recevant des malades mentaux. Il est remboursé par les caisses et il peut traiter avec des médicaments.

Il n’est pas tenu d’effectuer lui-même une psychothérapie ni d’avoir une formation dans une école de formation de psychothérapeutes, même si cela peut être le cas.

Les psychologues

Le psychologue a une formation universitaire en psychologie d’au moins quatre ans. Il pratique des examens, coordonne des réunions dans différentes institutions et intervient dans les domaines de l’école, du travail, de la pédagogie…

Les psychanalystes

Le psychanalyste fonde sa pratique sur une longue expérience du divan comme analysant puis un processus de transmission sous la forme de séminaires théorico-cliniques.

La psychanalyse postule l’existence d’un inconscient issu d’un processus de refoulement.

Les psychothérapeutes

Le domaine de compétence et la formation des psychiatres et des psychologues sont assez concensuels dans les différents pays européens. Pour la psychothérapie, il n’en va pas de même !

.Il convient tout d’abord de distinguer les psychothérapies qui prennent en considération le sujet dans son expérience du monde et de l’existence et les psychothérapies centrées sur la disparition du symptôme.

Les premières sont connues sous l’appelation de « psychothérapies de la relation ». Elles s’intéressent au vécu de la personne et s’appuient sur la relation pour accueillir la souffrance et mettre à jour les phénomènes inconscients à l’oeuvre dans sa vie. Le symptôme, quand symptôme il y a, est écouté comme un dire non encore entendu. Ce sont donc des psychothérapies au long cours conduisant à une plus grande connaissance de soi et au réaménagement de l’ensemble de l’expérience de la personnes affectant aussi le symptôme.

Il existe de nombreux courants de psychothérapie (thérapie analytique, Gestalt-thérapie, analyse transactionnnelle, thérapie intégrative…).

Les psychothérapies centrées sur la disparition du symptôme regardent la personne comme « malade » à guérir et comportant un symptôme à faire disparaître ou comme « insuffisante » et à améliorer. Ce sont des thérapies courtes et souvent techniques qui utilisent volontiers la suggestion voire la manipulation pour obtenir les effets escomptés.

La Gestalt-thérapie est une psychothérapie de la relation. La formation en Gestalt-thérapie répond aux critères définis par le Syndicat National des Praticiens en Psychothérapie (SNPPsy) pour les psychothérapies relationnelles :